“Starchitecture” : un modèle à bout de souffle ?
Bon moral à Art Paris, de retour au Grand Palais
Le Palais de la découverte entame sa réouverture
Après une restauration de cinq ans dans le cadre de la rénovation d’envergure du Grand Palais, le Palais de la découverte rouvrira ses portes le 11 juin.
“Starchitecture ” : un modèle à bout de souffle ?
Les « starchitectes », ces architectes-stars qui se distribuent les projets mirifiques, font-ils encore rêver ? Analyse du phénomène, alors que la profession d’architecte connaît de profondes mutations.
La matière photographique, inépuisable terrain d’expérimentation
Alors que le Jeu de Paume consacre une exposition- événement à l’intelligence artificielle (« Le monde selon l’IA », jusqu’au 21 septembre), il apparaît nécessaire d’analyser cette autre grande tendance, quasi antinomique, qu’est le travail de la matière en photographie. À retrouver notamment au salon a ppr oc he (jusqu’au 6 avril), consacré à l’expérimentation de l’image.
La détermination et la liberté d’Artemisia Gentileschi constituent un exemple très moderne au XXIe siècle
Vengeresses, désirantes ou désespérées : de Suzanne à Cléopâtre, les héroïnes firent la renommée d’Artemisia Gentileschi (1593-vers 1656), peintre du baroque italien qui défia en tous points les conventions sociales de son temps. Celle qui compta parmi ses clients les Médicis ou Charles Ier d’Angleterre fut pourtant longtemps confinée aux oubliettes de l’histoire de l’art, avant d’être redécouverte au XXe siècle. Aujourd’hui, sa maîtrise du clair-obscur et le réalisme émotionnel de ses sujets fascinent tout autant que sa prédilection pour la représentation de femmes s’opposant à la violence masculine. Son parcours de vie, mû par l’autodétermination et la réinvention, alimente aussi les débats quant à l’interprétation de son œuvre. Des autrices comme Susan Sontag, Anna Banti, Alexandra Lapierre, Mary D. Garrard et Griselda Pollock l’ont érigée en figure proto- féministe, tandis que les mouvements actuels de lutte contre les violences faites aux femmes s’inspirent de son combat, mené à l’âge de 19 ans pour obtenir justice face à l’homme qui la viola. Jusqu’au 3 août, le musée Jacquemart-André consacre à l’artiste sa seconde exposition à Paris, après le musée Maillol en 2012. Patrizia Cavazzini, chercheuse associée à la British School de Rome, et Maria Cristina Terzaghi, professeure en histoire de l’art moderne à l’université de Roma Tre, deux des commissaires (avec Pierre Curie), expliquent leur approche.