La ville semble morte, figée dans l temps. Seul s’agite un groupe d’hommes, combattant une horloge meurtrière. Elle se lance dans tous les sens, rebondissant sur les murs et le plafond pour attaquer ces héros qui l’esquivent en faisant des sauts prodigieux et des jeux de mots douteux.
Le cinéma de Hong-Kong
Néons, fièvre et moineaux
Extinction des feux
Le cinéma hongkongais à l’épreuve de la rétrocession
La politique de vitesse
Le cinéma de Tsui Hark
Jackie Chan
Les années 1980 furent une période étrange pour les films d’arts martiau américains. Bruce Lee avait changé le paysage du cinéma d’action à jamais. On se souvient de lui comme de l’homme qui a popularisé les arts martiaux chinois en Occident, mais il était en réalité bien plus hostile au kung-fu chinois traditionnel qu’à ses adversaires japonais.
Hong Kong surnaturel
Une hypothétique version de ce texte reposerait sur l’énumération objective et méthodique de toutes les choses incroyables dont j’ai été témoin en le préparant. Il s’agirait cependant d’un angle réducteur par lequel approcher le riche corpus du cinéma fantastique hongkongais. Un patient enrubanné vomissant de copieuses quantités de vers
Ann Hui
Ann Hui, la metteuse en scène de la Nouvelle Vague hongkongaise
Le Hong Kong de Wong Kar-Wai
Si Wong Kar-Wai s’est fait rare dans les 10 dernières années, après un parcours légendaire qui a culminé en 2001 avec In the Mood for Love, la seule mention de son nom suffit enco e à faire ressurgir un torrent d’images, de musiques et de ressentis intimement liés au caractère singulier de Hong Kong.
Aces Go Places, Eric Tsang (1982)
Mabuse ou le testament du docteur Lang
Le 8 octobre 1956, Fritz Lang revient à Berlin pour la première fois depuis 1933. La légende veut qu’il ait fui l’Allemagne après que Joseph Goebbels lui ait prétendument offert un poste-clé au sein de l’industrie cinématographique nazie.
Nina Roza de Geneviève Dulude-De Celles (Québec)
Envoyé malgré lui en Bulgarie, son pays d’origine avec lequel il a coupé tous les ponts depuis près de 30 ans, Mihail (Galin Stoev) arpente les rues d’un village. Alors qu’il passe devant une école, on aperçoit derrière la grille, l’espace d’un court instant, une jeune fille qui le regarde, avant de se fondre à nouveau dans un groupe. L’air de rien, Mihail poursuit son chemin, mais un malaise indéfinissable persiste. Comme si cette enfant avait su remarquer tout de suite qu’il n’était pas tout à fait à sa place dans cette rue. À moins qu’elle n’ait intuitivement compris qu’il était un imposteur. Après tout, Mihail se fait passer pour un journaliste. Étant donné la nature fugitive de la scène, impossible d’exclure non plus la possibilité que la jeune fille soit une projection mentale, comme un fantôme venu confronter notre protagoniste à un passé refoulé qui le hante. Nina Roza, le second long métrage de fiction de Geneviève Dulude-De Celles, n’est jamais aussi évocateur que dans ces gestes subtils de mise en scène qui transmettent le rapport au monde complexe et indicible de celles et ceux qui ont décidé de rompre avec leurs racines.