Big Bang Cinéma

Une étincelle dans la nuit

par Nathan Reneaud

The Tree Of Life et Melancholia s’annonçaient comme deux grands films cosmiques. Terrence Malick et Lars Von Trier ont tenu leur promesse. Beauté élégiaque du plein, beauté mélancolique du vide. Et toujours cette petite étincelle qui brille dans la nuit.

La mauvaise éducation

par Nathan Reneaud

Agent du mal ou victime d’aînés malveillants, l’enfant a été la figure incontournable de Cannes 2011. Il y a quelques inquiétudes à se faire sur l’adulte qu’il sera demain.

Mummy Blues

par Sébastien Jounel

Les femmes ont été bien représentées dans cette édition 2011, dans toutes les sélections. Le fait est suffisamment exceptionnel pour être signalé. Elles n’ont pas simplement fait acte de présence.

Les nouveaux détectives

par Christophe Beney

Massacre, interpellation, séquestration, grossesses en série, vols, meurtres : les résumés des films présentés ont parfois ressemblé aux pages Faits Divers des journaux. Panorama des réalisations inspirées d’une histoire vraie.

Very Cold Films

par Pamela Pianezza

Cannes n'avait jamais accueilli autant de réalisateurs nordiques. Cette année, la Croisette leur a déroulé le tapis rouge. Parce qu’ils sont doués, mais aussi parce qu’ils ont su adapter récits et castings à la globalisation du marché.

La chair du pouvoir

par Nathan Reneaud

Trois films français ont cherché ce qui fait la chair du monde politique : des visages et des voix, du jeu et de la comédie, de la nourriture et du sexe. Rien que le cinéma ne connaisse déjà.

Le cinéma capturé

par Nathan Reneaud

Comment faire du cinéma dans un contexte de dictature ? Cette question a été posée à l’occasion de l’hommage rendu à Jafar Panahi. Une esquisse de réponse : résister, bien sûr, par tous les moyens possibles mais ne pas être trop esclave du réel et de cette prolifération d’images qui caractérisent notre siècle.

Les règles du Je

par Sébastien Jounel

Les autoportraits filmés de Jonathan Caouette (Walk Away Renée, La Semaine de la Critique) et de Kim Ki-duk (Arirang, Un Certain Regard) repoussent et redéfinissent les règles du genre. Chacun a sa manière d’accéder à son intimité bouleversée pour se réinventer.

On a trouvé Alex

par Stéphane Simon

2011 est l’année Kubrick. Avec Orange mécanique programmé à Cannes Classics, il était naturel que la leçon d’acteur du Festival soit animée par Malcolm McDowell, l’acteur culte du film qui scandalisa l’Angleterre en 1971.

Jeff Nichols : “J’ai dépecé Kubrick”

par Christophe Beney, Nathan Reneaud

Il se dit fils, mari et père comblés. C’est peut-être pour ça que son Take Shelter suinte d’une angoisse bien précise : celle de la séparation. Jeff Nichols rend hommage à Shining, à Michael Shannon son acteur fétiche, et raconte son tournage avec des figurants venus simplement manger du poisson frit. Sans jamais parler de tempête. Ou presque. Entretien.

Oracle ou désespoir : “Take Shelter” de Jeff Nichols

par Nathan Reneaud

Le ciel de l’Ohio s’obscurcit. Jour et nuit, un père de famille cauchemarde la fin du monde. Démence ou pré-science ? Après l’immanquable Shotgun Stories, Jeff Nichols retrouve Michael Shannon pour un film-catastrophe à double entrée. Du fantastique minimaliste à la Shyamalan, un Shining sans coup de hache et plein d’amour qui s’achève dans un tourbillon émotionnel. Sublime.

Ruben Östlund : Le syndrome de Göteborg

par Christophe Beney, Hendy Bicaise

Le réalisateur de Play raconte ce qui l’a poussé à réaliser ce film si délicat à manier idéologiquement, et détaille sa mise en scène. Ruben Östlund déclare la mort du métier de directeur de la photographie et s’impose comme l’instigateur d’un cinéma hybride qui fait de l’animation un outil capital du montage. Rien que ça.

La victoire en parlant : “Play” de Ruben Östlund

par Hendy Bicaise

Ruben Östlund s’inspire d’un fait divers et décrit la mécanique d’intimidation d’un gang de voleurs adolescents : admirable leçon de dialectique et constat sans concession aucune des dysfonctionnements de la société suédoise.

L’adieu aux larmes : “La Guerre est déclarée” de Valérie Donzelli

par Pamela Pianezza

De leur drame personnel – un enfant malade – Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm ont tiré une tragicomédie énergique et sublime. La Guerre est déclarée, présenté en ouverture de la Semaine de la Critique, est l’un des plus beaux films du Festival de Cannes.

Ministère de l’intérieur : “Polisse” de Maïwenn

par Sébastien Jounel, Christophe Beney

Maïwenn pose un regard incroyablement juste sur le quotidien d’une brigade de la protection des mineurs : des acteurs brillants au service d’un film au réalisme brut qui confirme un talent immense pour la mise en scène.

Globalisation en béton

par Nathan Reneaud

Après un long séjour à Dubaï, un architecte indien revient dans son pays et découvre une Calcutta en pleine mutation. Dans une forêt pas si lointaine, son frère joue à Robinson. Un propos poétique et humaniste, qu’il faut encore savoir entendre.

La fin absolue de toutes les choses : “Melancholia” de Lars von Trier

par Christophe Beney

Deux soeurs confrontées à la collision inéluctable entre la Terre et une planète géante : Lars von Trier arrache le cataclysme à l’imaginaire américain, pour en faire un désastre et non plus une catastrophe. Melancholia, le film de science-fiction définitif et sublime, à la fin duquel les lumières se rallument sur le néant.

Le dinosaure et l’enfant : “The Tree Of Life” de Terrence Malick

par Christophe Beney

En attribuant sa Palme d’Or au nouveau film de Terrence Malick, le jury présidé par Robert de Niro a choisi de récompenser le panache et l’audace. A raison : The Tree Of Life est une expérience cosmogonique, peuplée de dinosaures et d’enfants, imparfaite mais vertigineuse.

Plaisir enfantin : “Drive” de Nicolas Winding Refn

par Hendy Bicaise

Nicolas Winding Refn oscillait jusqu’alors entre le poseur fanfaron (Bronson) et l’hypnotiseur de génie (Le Guerrier silencieux). Drive, qui lui a valu le Prix de la mise en scène, l’assoit définitivement dans la seconde catégorie.

Le secret derrière la peau : “La Piel que habito” de Pedro Almodóvar

par Hendy Bicaise

Retour fracassant pour Pedro Almodóvar avec un thriller qui, lorsque ses masques tombent, dévoile sa vraie nature : un mélodrame bouleversant. Injustement boudé par le jury de Robert De Niro.

Les vancances du bien : Habemus Papam de Nanni Moretti

par Christophe Beney

Nanni Moretti face à Michel Piccoli, le psychiatre face au nouveau Pape démissionnaire : basé sur un postulat cocasse, Habemus Papam est une comédie plus inquiète qu’il n’y parait. Après Le Caïman, c’est peut-être même le deuxième volet d’un diptyque sans nom, consacré à la victoire du Mal sur le Bien.

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