Tomi Ungerer

La morgue de la reine

par Nancy Huston

La romancière d'origine canadienne Nancy Huston moque le caractère guindé de notre langue qu'elle aimerait voir enrichie par des rythmes venus d'ailleurs.

La marinière

par Guénola Pellen

Depuis sa création en 1850, ce haut rayé à col bateau et manches longues, s’est déplacé des ponts de la Marine nationale aux défilés de mode. Premier vêtement d'homme à habiller les icônes françaises, de Coco Chanel à Brigitte Bardot, la marinière fut aussi un symbole de l'émancipation féminine en France.

Les francophones aux Etats-Unis

par Servane Haycraft

Si les États-Unis arrivent loin derrière l’Afrique et le Canada en termes de francophonie, il n’est pas rare d’entendre parler français au détour d’une rue de New York ou à la radio dans un taxi de Miami, de tomber sur une librairie francophone dans le Maine, ou de lire des panneaux de signalisation en français dans le sud de la Louisiane. Issus de communautés historiques installées en Louisiane ou dans le Maine, ils sont cinq à six millions d’Américains à parler français, ou l’une de ses déclinaisons. Et plus de onze millions d’entre eux déclarent une origine ethnique « française », « canadienne-française » ou « haïtienne ». Ces populations entretiennent la diffusion du français et du créole, via les écoles, réseaux universitaires proposant des enseignements francophones, et les associations, paroisses et médias.

Tomi Ungerer

par Guénola Pellen

À 83 ans, Tomi Ungerer est connu en France comme le maître dessinateur de la littérature enfantine. On le sait moins, cet Alsacien a vécu quatorze ans à New York de 1957 à 1971. De ses premiers albums de jeunesse à ses dessins satiriques, en passant par ses affiches publicitaires, France-Amérique est heureux de vous présenter un pan de son oeuvre protéiforme made in USA, à l’occasion de sa première rétrospective américaine au Drawing Center de New York (jusqu’au 22 mars).

Hubert Védrine

par Benjamin Duhamel

Hubert Védrine est un des plus fins connaisseurs des relations internationales. Conseiller diplomatique du président Mitterrand dès 1981 puis secrétaire général de l'Élysée entre 1991 et 1995, alors que la désagrégation de l'URSS et donc la réunion allemande bouleverse les équilibres mondiaux, il devient ministre des Affaires étrangères en 1997, poste qu'il occupera jusqu'en 2002. Critique du droit d'ingérence, trop « néocolonial », il a marqué les esprits en qualifiant les États-Unis des années 1990 d'« hyperpuissance ». Aujourd'hui, il explique que cette période de leadership absolu est révolue, et regrette que l'Europe, paralysée par une « peur de la puissance », ne prenne pas plus ses responsabilités, et que la France reste trop chimérique. Pour France-Amérique, il décrypte les enjeux diplomatiques actuels entre la France et les États-Unis.

Louis-Ferdinand Céline

par Vincent Dozol · visuels: Cillie Pam

De la génération d’auteurs qui ont raconté le massacre de la Grande guerre, Céline reste le plus connu, le plus admiré, controversé et le plus étudié. Peu d’écrivains de cette époque suscitent encore aujourd’hui autant de passions. Celui qui a soutenu la collaboration pendant l’Occupation, en affichant son antisémitisme — « je ne suis pas assez bête pour être antisémite, je suis anti-tout, voilà . » ou « Moi qui suis raciste biologique... » — électrise bien au-delà de la littérature, comme la non-célébration du cinquantenaire de sa mort, en 2011, a pu en témoigner.

Talleyrand

par Anne Prah-Perochon

Terre de refuge pendant la Révolution française, Philadelphie accueillit de nombreuses personnalités. Parmi elles, le diplomate et homme d’État Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838), homme d’influence qui occupa toute sa vie des postes de pouvoir, de l’Ancien Régime à la Monarchie de Juillet en passant par le Consulat et l’Empire. Il séjournera en Amérique d'avril 1794 à juin 1796. Tantôt décrit comme un traître, ou comme un homme des lumières fidèle à la France, il est admiré ou détesté par ses contemporains qui s’accordent néanmoins sur un fait : il fut l’un des pionniers de la diplomatie française, et surtout de l’antiaméricanisme. Ainsi, en exil à Philadelphie, Talleyrand s’étonne dans une correspondance que l’Amérique comptât « trente religions mais un seul plat, le rosbif aux pommes de terre ». Non content de décrire les Américains comme bigots et peu civilisés, il regrettera que la France ait soutenu l'indépendance américaine : « Après tout, ce ne sont que des Anglais », écrira-t-il. Le général De Gaulle, avec une amertume semblable, dira « Anglo-Saxon », mais, dès 1794, le pli était pris.

Jeune fille en Dior

par Guénola Pellen

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